Ce que la religion nous apprend sur la nature ?

Qu’est-ce que la religion a à nous apprendre sur la nature ? Commençons par le christianisme. Selon le christianisme, toute création est un acte d’amour de la part de Dieu. En tant que tel, nous ne pouvons pas détruire les créations de Dieu, y compris la diversité biologique. Dans l’Ecclésiaste, chapitre 3, verset 19, Dieu dit : « Tous les hommes meurent de la même façon. » D’autres versets bibliques nous enseignent que nous devons préserver les arbres fruitiers et les terres agricoles. Nous pouvons ensuite appliquer ces principes à notre vie quotidienne.

L’hindouisme

En plus de ses nombreuses traditions religieuses, l’hindouisme nous enseigne à respecter la nature. De nombreux hindous considèrent la nature comme sacrée et vénèrent le Créateur. Ils voient également le Divin dans toutes les formes, comme les arbres et les rivières. Ils veillent donc à ne pas dégrader l’environnement ni à abuser de ses ressources. Dans de nombreuses histoires hindoues, les dieux interagissent avec le monde humain, créant des scènes magnifiques. Les hindous s’inspirent souvent de la nature pour protéger leurs maisons.

Islam

Le livre saint de l’Islam, le Coran, contient plus de 6 000 versets, dont plus de 500 concernent la nature. Allah appelle l’humanité à contempler Ses signes, ce qui inclut la nature dans tous les sens du terme. La jurisprudence islamique comporte de nombreuses lois et réglementations concernant la nature, de la conservation de l’eau à la conservation des terres. Les érudits islamiques ont consacré une attention particulière aux questions de gestion des ressources en eau, des zones humides et des pâturages.

Judaïsme

Le judaïsme possède une riche tradition d’enseignements sur la relation entre Dieu et la nature. Bien que les questions environnementales soient une préoccupation relativement récente dans la vie juive, de nombreux universitaires affirment que le judaïsme nous enseigne comment traiter avec la nature. En outre, il nous donne les conseils moraux nécessaires pour prendre soin de la planète et de ses habitants. En intégrant les enseignements du judaïsme dans le débat sur l’environnement, nous pouvons mieux comprendre comment prendre soin de notre planète.

Bouddhisme

La doctrine bouddhiste insiste sur la nécessité pour les êtres humains de traiter la nature avec bonté et respect. Dans le Sigalovada Sutta, l’accumulation de richesses par les ménages est comparée à une abeille qui récolte le pollen des fleurs. L’abeille ne détruit pas la beauté des fleurs, mais elle recueille le pollen pour en faire un miel doux. De même, on attend de l’homme qu’il utilise la nature de manière légale pour son propre bénéfice, réalisant ainsi son potentiel spirituel.

Sikhisme

La religion sikh nous enseigne que l’univers matériel a été créé par Dieu et qu’il fonctionne dans le cadre de son hukam, ou sphère de contrôle. Le Guru Nanak affirme que seul Dieu connaît les raisons de la création, y compris le moment de la formation de la terre. En d’autres termes, l’acte de création a été instantané, et il a été causé par la volonté de Dieu. Les descriptions de l’univers faites par le sikhisme sont remarquablement similaires aux récentes spéculations scientifiques sur son origine. Par exemple, un hymne fondamental des écritures sikhes peut être appelé la Genèse, car il décrit le vide indéterminé avant la création de l’univers.

Le christianisme

La chute de l’homme a eu un impact profond sur l’état de la création. À l’origine, toute la nature était en harmonie, sans effusion de sang. Mais à cause du péché et du système sacrificiel, l’homme a bouleversé la nature. Le résultat est une nature brisée, à l’opposé de la nature parfaite que Dieu a créée. Mais Dieu a promis de tout racheter lorsque l’homme sera racheté. La nature joue un rôle essentiel dans le plan de rédemption.

Les religions amérindiennes

Que peuvent nous apprendre les religions amérindiennes sur la nature ? Le peuple Dakota, par exemple, a un terme pour l’univers appelé Wakan-Tanka, qui signifie librement « grand mystère » ou « Dieu ». Le mot se traduit par « grand mystère » ou « grande force » et est souvent rendu par la même chose que « étrange, mystérieux ou surnaturel ». Le concept de dieu est similaire à celui de nombreuses religions païennes, mais le mot lui-même est distinctement autochtone.